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Publié le 11 décembre 2017
Par Éveline Thibault-Lanctôt

Blogue

Mon Noël minimaliste et locaphile

Occasions spéciales - Tranche de vie

Le temps des fêtes est un moment de bonheur total pour moi. Je suis l’anti-grinch! Dès le 1er décembre, décorations et sapin embaument et décorent ma maison. C’en est maladif. J’ai déjà pleuré toutes les larmes de mon corps d’avoir perdu mon calendrier de l’avent. J’avais 18 ans. J’ai déjà piqué une crise parce que je voulais gérer la décoration de l’arbre de Noël. J’ai gagné gain de cause. Mes enfants sont nés en décembre. Pour mon plus grand bonheur. J’ai donc le droit de leur chanter des chansons de Noël à l’année pour les endormir. Et ce que j’aime par-dessus tout? Les rassemblements familiaux, les repas et… oui, les cadeaux!

Or, depuis quelques années, après avoir constaté l’empressement de mon fils à déballer des cadeaux sans même les apprécier… je me suis questionnée. Je me suis demandé si l’abondance était vraiment ce que je souhaitais pour mes enfants. Dans une démarche minimaliste et locaphile, j’ai décidé de changer notre façon de donner et recevoir durant les fêtes. Moins de bébelles, plus de qualité.

Le défi minimaliste de Noël

J’avais vu passer sur mon cher Pinterest un tableau qui présentait le défi de Noël. On doit offrir quatre cadeaux seulement:

 

Sans exactement suivre ce défi à la lettre, je m’en suis inspirée. Parce que je dois aussi respecter les envies de mes proches, et que j’ai tendance à parfois aller trop vite dans mes démarches. Le principal pour moi est de ne pas suremcombrer ma minuscule salle de jeu et surtout de prioriser des cadeaux de qualité, utiles et durables. Des cadeaux qui ne finiraient pas dans une boîte de dons l’année suivante.

Depuis l’an dernier, les grands-parents offrent chacun un cadeau pour Noël et pour leur fête (qui est en décembre!). Les tantes offrent parfois de l’argent, parfois un vêtement. Parfois, elles participent à l’achat du cadeau des grands-parents lorsque ça demande plus de sous ou offrent de l’argent pour les REEE.

De notre côté, nous offrons un cadeau supplémentaire, toujours selon les besoins et demandes de nos enfants. Parfois un film, parfois un toutou (j’ai un sac rempli de toutous de mon enfance que j’offre tranquillement chaque année).

Bref, j’organise du mieux que je peux ce défi tout en respectant les limites de mes proches aussi.

Du «fait au Québec»

Mes proches le savent, je suis désormais une locaphile pure et dure! J’aime les produits fabriqués au Québec. J’aime l’amour qui s’y cache, la qualité, et je sais que nos entreprises font des merveilles. Je m’arrange donc pour demander des produits locaux et proposer des entreprises locales à mes proches.

J’aime particulièrement offrir des produits de maison, comme la céramique de Parceline que j’offrirai cette année, ou les magnifiques porte-clés de la Compagnie Robinson et de Boho Montréal. J’ai pour ma part demandé un hamac urbain et des sacs à vrac de Dans le sac. Je pense aussi offrir des petites gâteries comme les mini pots de caramels de La Lichée ou des chocolats Lecavalier Petrone. On ne peut juste pas se tromper avec eux!

Comme je collabore à Signé Local, je magasine beaucoup sur la boutique en ligne, à la boutique du Quartier Dix30 et pour les quelques cadeaux qu’il me reste à acheter, à l’Expo Fait au Québec!

 

Des matières et des produits durables

Je tiens aussi à ce que les produits offerts soient de qualité. Des vêtements faits en Chine, j’en ai à la tonne. Je n’en veux pas plus. Un vêtement évolutif? Oui, d’accord. Il fera plus d’un an et je suis certaine qu’il a été confectionné éthiquement. Mon fils aime particulièrement les sarouels de Little Yogi. J’ai donc proposé à ma mère de lui en offrir une nouvelle paire de la nouvelle collection.

De plus en plus, les jouets de bois sont populaires et présents dans les boutiques. Je les priorise aussi, car tous ces jouets de plastiques reçus les années précédentes n’ont pas fait long feu entre les mains peu délicates de mes enfants!

Noël minimaliste

Little yogi

De l’usagé? Why not!

Je fais toujours le tour des jouets usagés sur le net. C’est une belle façon de redonner à d’autres familles et de consommer plus responsablement. Par exemple, ce jouet en plastique qui ferait le bonheur de mon enfant. Je préfère de loin l’acheter usagé, lui redonner une deuxième vie, plutôt que d’embarquer dans la surconsommation des fêtes et en acheter un neuf.

Toujours utiles

Au final, lorsque je fais ma liste de cadeaux, que ce soit pour moi, mes enfants, ou pour offrir, je réfléchis surtout à l’utilité de ces cadeaux. Trop souvent, je me suis laissé emporter par des impulsions: le fameux xylophone de mon enfance, un cheval à bascule qui chantonne… ces cadeaux ont fini dans un coin, inutilisés. Je les avais achetés sans réellement penser à ce que mes enfants voulaient ou ce dont ils avaient besoin. Je les ai revendus un an plus tard sur kijiji!

Pour cela, je respecte assez bien le défi de Noël et réduis le nombre de jouets au maximum. Pour le reste, nous demandons des sous pour les activités des enfants ou mieux, pour les REEE. Je sais, ce n’est pas génial de donner de l’argent, mais il faut regarder plus loin: c’est une éducation que vous offrez en cadeau!

Cette année, par exemple, mes enfants ont reçu un tipi de Babilles et Babioles. Nous sommes en train de leur créer un petit espace de jeux calme avec bibliothèque et toutous. Même s’il ne s’agissait pas d’un joujou interactif à l’effigie de leur émission favorite, mes enfants ont été heureux d’apprendre qu’ils auraient désormais une cabane secrète dans la maison! Dans ce havre de paix, une petite veilleuse de Veille sur toi viendra aussi embellir la pièce.

 

C’est beaucoup de travail sur moi-même que je fais présentement. J’ai toujours aimé recevoir des cadeaux. Mais j’essaie de plus en plus d’appliquer ce principe à moi-même et à en demander moins. Ou encore, demander des cadeaux utiles que j’achèterais de toute façon éventuellement.

Révisé par Louise

Couverture: Lecavalier Petrone par Rosalie Desrosiers-Gaudette

Éveline Thibault-Lanctôt

Collaboratrice au blogue

Hippie, geek et maman, Éveline est curieuse et touche-à-tout. En devenant maman, ce n’est pas seulement le mode de vie familiale qu’elle a embrassé mais aussi le mode de vie « signé local ». Anciennement montréalaise, c’est dans sa petite banlieue lanaudoise et grâce à « l’amour est dans le pré » que l’importance de l’achat local l’interpella : dans son paniers d’épicerie, sa bibliothèque et la garde-robe des ses enfants, le Québec est de plus en plus à l’honneur!
Enseignante, rédactrice et réviseure linguistique avec sa compagnie le scriptorium, la langue française est sa grande passion. À travers ce blogue, enfin, elle pourra commenter la scène locale et vous inspirer à farfouiller les recoins du Québec afin d’acheter le « fait au Québec ».

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