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Publié le 10 avril 2018
Par Éveline Thibault-Lanctôt

Blogue

Boho Montréal, coloré et sympathique

Au coeur de l'entreprise - Maison

L’adepte de Pinterest que je suis est tombée sous le charme des décors bohos, scandinaves, épurés. Alors que le macramé semblait désuet, risible, son retour en force fut spectaculaire, décliné de différentes façons: tentures murales, suspension à plantes, sacs, décorations de Noël, porte-clés…

En discutant avec Karèle Bellavance, propriétaire de Boho Montréal, j’ai écouté l’histoire d’une créatrice simple, persévérante qui a du flair pour les tendances. Partageant son temps entre son entreprise et un emploi de serveuse, Karèle carbure aux projets, sans jamais s’arrêter, me semble-t-il.

Boho Montréal

Crédit: Jessica Grenon

Les arts visuels comme background

Après une technique en arts visuels et médiatiques, un bac en arts visuels à l’UQAM et une technique en design de mode, Karèle a tout en poche pour vivre des arts.

«Je n’ai jamais pu m’exprimer dans ma chambre, j’ai eu une espèce de refoulement, un besoin important de représenter mon univers». Et simplement, alors qu’elle cherche à s’inspirer sur Pinterest pour décorer son appartement, la jeune entrepreneure découvre le macramé. Comme la mode en est à ses tous débuts, Karèle peine à trouver des tutoriels et le matériel nécessaire, elle doit redoubler d’ardeur.

Puis, fidèle à sa génération, elle expose ses créations sur Instagram, sans attentes. L’intérêt est pourtant présent, ainsi nait Boho Montréal.

Coloré, léché, sympathique

«Au début je m’éparpillais plus», explique la fondatrice de Boho Montréal. Une chose est claire, alors associée avec sa soeur graphiste, elle décide de se créer une image de marque forte avant même d’ouvrir boutique: « je voulais être établie avant même de commencer. Je ne voulais pas que ce soit brouillon», explique-t-elle. Cette image réfléchie est, selon Karèle, une valeur ajoutée qui permet une belle expérience d’achat.

Puis, sa soeur est retournée aux études. La créatrice était désormais seule pour tout gérer, des visuels, à la comptabilité, en passant par l’emballage. Ainsi, même si elle utilise les réseaux sociaux, son marketing tient beaucoup de son service à la clientèle.

Elle décrit son style comme coloré, léché et sympathique. «Je reste humble, je ne me prends pas pour quelqu’un d’autre. […] Je crois beaucoup au bouche-à-oreille. […] Le contact humain, les petits cadeaux dans un colis, c’est important pour qu’ils se sentent spécial. Quand ils ouvrent leur boite, ils se disent « c’est ma fête »».

Si au départ, elle se sentait éparpillée, aujourd’hui Karèle a développé un côté très organisé: «je ne fais pas de consigne en magasin, ça me génère moins d’inventaires à produire et à livrer. Je crée selon mes inspirations».

Boho Montreal

Crédit: Jessica Grenon

Création spontanée

Parce qu’elle se laisse guider par son inspiration, chaque semaine est différente: « il y a une semaine, ça me tente d’en faire cinq ou six de suite, go! Puis pendant deux semaines, je vais travailler sur autre chose. C’est vraiment de la création spontanée», raconte-t-elle.

Lors de ses rages de création, Karèle ne va pas chercher son inspiration sur internet. Veut veut pas, le macramé reste à la base une technique simple à laquelle on ajoute notre vision. Elle crée d’abord sa base, en prenant un support, elle choisit une couleur qu’elle aime, ou simplement la couleur écrue (celle des cordes), elle coupe spontanément ses cordes, les met sur son support, puis commence à créer. «Je ne sais pas du tout ce qui va en ressortir […], mais ça crée quelque chose d’unique à chaque fois».

Même si elle respecte certaines lignes, même si parfois elle défait tout et recommence du début, sa technique reste d’y aller «au feeling». Et quand c’est terminé? « Je la prends en photo sous tous ses angles et je la mets automatiquement en ligne». Elle garde ainsi une fréquence stable, sans trop «harceler» sa clientèle.

Le macramé étant très associé aux années 70, Karèle essaie quand même de correspondre au plus de gens: «pas trop girly, pas trop boho». Malgré cela, son esthétique reste scandinave et boho: «ça ne plait pas à tout le monde, mais j’aime mieux me suivre que de juste présenter un produit pour le paraitre qui plait à tout le monde. Je suis mes valeurs, ça ne plait peut-être pas à tous, mais j’ai ma clientèle cible», explique-t-elle.

Boho Montreal

Crédit: Jessica Grenon

Partager ses connaissances

Depuis 2014, alors qu’elle n’avait que peu de compétition, Karèle a su développer une notoriété. Mettant ses connaissances à profit, elle a décidé de partager son art à travers des ateliers de formation d’environ 1h30-3h. Même si au début, elle réalise qu’elle forme sa propre compétition, Karèle a tôt fait de mettre ses craintes de côté: «il y aura de la compétition dans tous les domaines […], il y a tellement d’acheteurs».

À l’aide de la nouvelle plateforme creaco.ca, Karèle nous invite à des activités créatives qui changent de l’ordinaire: «entre filles, avec du thé, des viennoiseries, on échange, on se parle de nos vies […], j’ai besoin de ça en fait pour me dire que, de un, je peux continuer, les filles aiment ça, et aussi, de deux, juste le fait d’échanger […] tant qu’à aller au bar avec tes chums, pourquoi pas t’inscrire à une activité créative et faire quelque chose avec tes mains». Elle voit cela comme une façon de retourner aux sources, d’investir dans le local, mais surtout de recommencer à fabriquer soi-même.

L’évolution de Boho Montréal

Et le macramé dans tout ça? Karèle a décidément un don pour voir les modes qui s’en viennent, elle a été l’une des précurseures au Québec du retour du macramé. D’ailleurs, elle ne se fait pas d’idées, les modes vont et viennent et si c’est le cas du macramé, elle est prête à se réinventer. Peut-être dans le textile, peut-être pas: «je préfère vivre au jour le jour et on verra». Pour la suite, Karèle voit beaucoup de possibilités pour Boho Montréal, dont un projet encore secret qui permettrait à Boho Montréal d’évoluer dans le temps.

Karèle Bellavance avait ce côté entrepreneure en elle, amalgamé à sa créativité. De cet amalgame est né une «business créative». Quand elle a choisi de la nommer «Boho Montréal», elle avait l’intention de permettre à son entreprise de «perdurer dans le temps, d’évoluer». Le nom évoque beaucoup de possibilités et de styles différents, mais il évoque aussi un mode de vie créatif auquel plusieurs se reconnaissent.

Boho Montreal

Crédit: Jessica Grenon

 

Pour découvrir les oeuvres bohos et en savoir plus sur les ateliers de macramé, rendez-vous sur la fiche de membre!

Révisé par Éveline

Couverture: Crédit: Jessica Grenon

Éveline Thibault-Lanctôt

Collaboratrice au blogue

Hippie, geek et maman, Éveline est curieuse et touche-à-tout. En devenant maman, ce n’est pas seulement le mode de vie familiale qu’elle a embrassé mais aussi le mode de vie « signé local ». Anciennement montréalaise, c’est dans sa petite banlieue lanaudoise et grâce à « l’amour est dans le pré » que l’importance de l’achat local l’interpella : dans son paniers d’épicerie, sa bibliothèque et la garde-robe des ses enfants, le Québec est de plus en plus à l’honneur!
Enseignante, rédactrice et réviseure linguistique avec sa compagnie le scriptorium, la langue française est sa grande passion. À travers ce blogue, enfin, elle pourra commenter la scène locale et vous inspirer à farfouiller les recoins du Québec afin d’acheter le « fait au Québec ».

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