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Publié le 26 mars 2019
Par Mia Van Der Heyden

Blogue

Vers un mode de vie zéro déchet : la salle de bain

Consommation responsable/durable - Décoration

La consommation responsable peut se transposer dans toutes les sphères de notre vie et peut parfois sembler être une tâche colossale. Un des principes fondamentaux du mouvement zéro déchet est la question de la nécessité. Il faut d’abord se questionner : est-ce que le produit que j’achète et que j’utilise peut servir plus d’une fois ? J’ai déjà abordé le sujet dans des billets précédents, entre autres par un guide pratique pour une initiation vers ce mode de vie. Il y a quelques semaines, on vous donnait des pistes sur comment intégrer le mode de vie zéro déchet dans votre cuisine. On se penche maintenant sur une autre pièce d’importance : la salle de bain.

S’outiller intelligemment

Pour implanter le zéro déchet dans sa salle de bain, il faut d’abord s’équiper d’outils durables et faits de matériaux écologiques. Nous possédons souvent beaucoup trop d’équipements et le désencombrement permet de faire des choix plus judicieux. Bien évidemment, l’objectif ici n’est pas de tout jeter ce que l’on possède déjà, mais plutôt de se procurer des produits réutilisables lorsque le besoin y est réellement.

Pour débuter le processus, il faut d’abord évaluer la pièce et voir ce que l’on utilise à plusieurs reprises et ce que l’on jette après une seule utilisation. Parmi les produits les plus utilisés, il y a tout d’abord les mouchoirs, surtout avec nos rudes hivers et le rhume qui tend à s’étirer et à s’agripper bien fort ! Une manière simple de réduire la quantité de déchets est de se procurer des mouchoirs lavables faits de coton. On a tous cette image de nos grands-parents qui avaient leurs manches ou leurs poches remplies de petits carrés de tissus colorés. Pourquoi ne pas en profiter pour en faire vous-même avec des tissus fleuris, fluo ou agrémentés de dentelle !

 

Ensuite, il y a les cure-oreilles. Il existe maintenant des options réutilisables. Faites de bambou, les tiges naturelles biodégradables permettent un nettoyage plus en douceur. Elles diminuent ainsi les risques de bouchons de cire, souvent associés aux cotons-tiges traditionnels. De plus, l’entretien est simple. Il suffit de nettoyer l’outil après chaque utilisation. Les cure-oreilles réutilisables représentent une économie d’argent et réduisent considérablement l’impact écologique qu’a l’utilisation quotidienne de ceux du commerce.

brosse à cheveux écologique Bkind

crédit: Bkind

Des objets tout aussi importants, bien qu’ils ne nécessitent pas de troquer ce que l’on possède déjà, permettent de diminuer notre utilisation de plastique : la brosse à dents en bambou, la brosse à cheveux en bois et le rasoir en inox. Pour la brosse à cheveux, il existe la version végane qui, avec ses poils entièrement fabriqués de matières organiques, permet de réduire la fréquence des shampoings. Les poils de fibre naturelle permettent de répartir le sébum du cuir chevelu vers la pointe pour une meilleure santé de la fibre capillaire. Puis, il y a la version en bambou, dont les tiges, tout comme la base, sont faites de bois. Possédant les mêmes caractéristiques que la première, elle permet aussi de réduire la statique, particulièrement utile durant l’hiver quand l’air sec de chauffage crée des looks électriques !

Le vif du sujet

Parlons maintenant papier hygiénique. Parfois, la transition peut être plus difficile. Le sujet peut être controversé en ce qui concerne l’hygiène et l’écologie. Le mouvement zéro déchet privilégie les lingettes hygiéniques en tissu qu’on lave après chaque utilisation, idéales pour les petits besoins. On peut laisser un bac à côté de la toilette pour récupérer celles utilisées, puis tout mettre dans la laveuse par la suite. Bien qu’il y ait une consommation d’eau pour le lavage, la transformation et la production du papier hygiénique jetable est lui aussi à considérer. Évidemment, pour les invités, il est quand même bien pratique de garder un rouleau de papier à usage unique à proximité !

Bidet

crédit: Pinterest

Si vous n’êtes pas prêt à faire le changement, une solution peut faciliter votre transition : le bidet. Cet instrument bien mythique, mais ô combien présent de l’autre côté de l’océan, permet de réduire considérablement la quantité de papier hygiénique utilisée chaque fois. Donc, à défaut de faire le saut, l’utilisation combinée avec un papier à usage unique fait de matières recyclées fait déjà une énorme différence.

Nettoyer sans chichi

Une fois notre corps pleinement rafraîchi écologiquement, il est aussi important de transposer tous ces efforts sur la pièce elle-même. Plusieurs compagnies offrent des produits, non seulement non toxiques, mais aussi en vrac. Pour la lessive, les détergents de l’entreprise Unscented Company en font partie, en plus d’être faits au Canada, biodégradables et non testés sur les animaux : j’adore ! Et pour les taches tenaces, le savon de Madame Blancheville de la Savonnerie des Diligences est un must, offert en format zéro déchet !

Pour le séchage, l’idéal est d’opter pour la corde en linge en été et pour les supports intérieurs pour l’hiver. Par contre, si vous avez à utiliser votre sécheuse, il existe des boules de laine exprès pour la machine. Elles permettent de réduire de 25 % le temps de séchage, une économique substantielle ! Elles peuvent servir pour plus de 500 brassées et se compostent une fois qu’elles ont atteint leur fin de vie.

L’option fait maison

Évidemment, le meilleur moyen d’avoir une maison zéro déchet serait de tout faire soi-même. Puisque la salle de bain elle-même nécessite une cure de nettoyage, le duo vinaigre/bicarbonate de soude fait des miracles ! C’est important d’utiliser cette recette avec parcimonie si elle vous sert pour le bain. Son utilisation répétée peut abîmer l’émail du bain et créer des fissures à long terme.

Les miroirs peuvent retrouver leur éclat avec un mélange 1 pour 3 de vinaigre et d’eau. Pour réduire l’odeur, je vous suggère d’infuser votre vinaigre de quelques pelures d’orange et de citron pendant quelques jours. C’est, par la même occasion, une façon écologique de récupérer les restes de cuisine.

 

Pour la lessive, il existe aussi plusieurs recettes maison, mais j’ai un coup de cœur pour celle obtenue à l’aide de noix de lavage, déniché sur le blogue des Trappeuses. Les noix peuvent être utilisées à plusieurs reprises pour la concoction de notre savon à lessive. Elles sont également compostables en fin de vie.

Je ne prétends pas suivre à la lettre tous ces conseils, mais je m’y efforce un peu plus chaque jour. Rappelez-vous que c’est un pas à la fois, à son rythme, qu’on peut faire une réelle différence !

 

 

 

 

 

Révisé par Mélanie

Mia Van Der Heyden

Collaboratrice au blogue

Épicurienne passionnée, curieuse exploratrice et grand cœur créateur, Mia est une artiste multidisciplinaire baignant dans le milieu de la mode depuis dix ans. Toujours à la recherche de nouveaux défis, elle aime ajouter des cordes à son arc en suivant diverses formations et en mettant ses nouvelles connaissances et passions à l’épreuve. Elle a lancé sa toute première ligne de sous-vêtements pour hommes et basics unisexes il y a environ un an.

Étant conscients de l’impact de leurs décisions sur le quotidien, son copain et elle ont développé un intérêt grandissant pour le « Fait Local » à travers, notamment, leurs multiples voyages au quatre coins du globe. Autant par les produits de consommation que par les établissements fréquentés, chaque décision est réfléchie dans l’optique d’une consommation plus intelligente, sociale, écologique et responsable. C’est cet intérêt commun avec la mission de Signé Local qui a incité Mia à venir partager ses coups de cœur sur la plate-forme.

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