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Publié le 9 octobre 2019
Par Ariane Lessard

Blogue

Qu’est-ce que le greenwashing et comment l’éviter ?

Consommation responsable/durable

Au début de l’année, nous publions sur le blogue l’article 2018 et sa guerre contre le plastique par notre collaboratrice Jeanne Desrosiers. Depuis cette publication, plusieurs gestes ont été posés de la part de nos gouvernements afin de réduire, voire même éliminer, notre consommation de plastique à usage unique. C’est notamment le cas avec l’annonce de notre premier ministre Justin Trudeau en juin 2019 de bannir le plastique à usage unique au Canada d’ici 2021.

Le plastique est devenu un sujet chaud et plusieurs entreprises profitent de cet engouement pour proposer des alternatives « écologiques » au plastique à usage unique. Cependant, toutes ces alternatives ne sont pas des solutions miracles et il est important, en tant que consommateur, de s’informer sur la véracité des informations qui nous sont véhiculées.

 

Qu’est-ce que le greenwashing ?

Le greenwashing, aussi appelé écoblanchiment en français, est une méthode marketing qui mise sur l’argument écologique d’un produit. Il s’agit d’une pratique qui peut être trompeuse pour le consommateur, qui croit, à tort, que le produit qu’il se procure a un impact positif sur l’environnement, alors que ce n’est pas du tout le cas.

 

greenwashing

crédit: unsplash

Le cas du plastique

On les voit apparaitre sur nos tablettes depuis déjà plusieurs années comme alternative au plastique : les plastiques compostables et biodégradables. Bien que les entreprises qui offrent ce type de produits tentent sans doute de limiter leur consommation de combustible fossile, vendre ces alternatives en tant que solution « miracle » pour réduire notre empreinte écologique est trompeur. En effet, la principale différence entre le plastique conventionnel et son cousin biodégradable est la capacité des matières plastiques à se décomposer par un procédé chimique naturel. Le plastique se « bio » dégrade.  

En théorie, c’est positif.

Par contre, en pratique, ce l’est un peu moins…

Pour pouvoir se décomposer, le plastique biodégradable doit être confronté à une température qui avoisine les 50 degrés. Ce qui n’arrive que dans de très rares cas… et jamais dans un océan, où se retrouve énormément de plastique à usage unique. De plus, la plupart des plastiques biodégradables contiennent, entre autres, des métaux pour faciliter leur fragmentation. Le plastique biodégradable se divise donc en nanoparticules qui sont tout autant, sinon plus, nocives pour notre planète.

 

greenwashing

crédit: unsplash

Là où la situation peut devenir encore plus problématique, c’est lorsque, à force de voir et d’entendre que le plastique biodégradable est mieux que le plastique conventionnel, nous commençons à en consommer davantage, car nous pensons que nous posons un bon geste pour la planète en optant pour un produit en plastique biodégradable… alors que le geste idéal serait de ne pas s’en procurer du tout.

Voilà l’exemple parfait de ce qu’est le greenwashing.

 

Mais comment repérer le greenwashing et l’éviter ?

greenwahsing

Boxed water, avec son slogan « Boxed water is better » est un bon exemple de greenwashing. L’entreprise mise sur le côté écologique et recyclable de son emballage comparativement aux bouteilles de plastique. Cependant, la vérité est loin d’être rose (ou plutôt verte). Les Tetra Pak sont des emballages de carton recouverts d’une fine pellicule de  plastique à l’intérieur (question que le carton ne s’imbibe pas d’eau). Bien qu’ils se vantent d’être recyclable, ils finissent aux ordures la majorité du temps. Les villes n’ont pas les installations pour recycler ce type d’emballage. Un débat pourrait être lancé entre l’impact environnement de l’utilisation de bouteilles de plastique versus de bouteilles en carton, mais au final, pour être écologique, il ne faudrait simplement pas acheter d’eau embouteillé.

Afin d’être plus aiguillé pour reconnaitre des stratégies de greenwashing, voici quelques trucs pour éviter de tomber dans le piège :

1. Si le produit que vous désirez acheter utilise un emballage majoritairement vert et inclut des images de beaux paysages en nature sans démontrer de preuves concrètes que son utilisation est une alternative bénéfique pour l’environnement, posez-vous des questions !

2. Si le produit se dit « biologique », « écoresponsable », « éthique », etc., mais qu’il ne revêt aucun logo certifié pour le prouver, posez-vous des questions !

3. Si les termes « verts » utilisés pour décrire le produit sont vagues et non spécifiques ou qu’il y a énormément d’informations pour ne rien dire, posez-vous des questions !

4. Si la publicité, bien qu’elle montre un impact positif pour l’environnement, détourne votre attention du portrait plus global, c’est probablement du greenwashing ! Par exemple, si une grande chaine de vêtement sort une campagne marketing mettant de l’avant leur nouvelle collection en fibre « écoresponsable », mais qu’elle continue de vendre des produits à des prix ridicules et sortir 52 collections par année, posez-vous des questions !

5. Finalement, si après vous être posé ces questions vous hésitez toujours à savoir s’il s’agit d’écoblanchiment ou non, faites quelques recherches sur internet et vous devriez rapidement des réponses.

 

En espérant que ces quelques astuces facilitent vos choix de produits !

 

 

 

 

Révisé par Marie-Pascale

Ariane Lessard

Collaboratrice au blogue - Spécialiste mode

Diplômée d’une maîtrise franco-canadienne en gestion internationale et détentrice d’un baccalauréat en marketing, Ariane est une passionnée de la vie. Aventurière et voyageuse, elle aime partir à la découverte de nouvelles cultures et rencontrer de nouvelles personnes pouvant élargir ses horizons et confronter ses idéaux. C’est d’ailleurs au cours de ses périples que son attachement pour son pays d’origine s’est dessiné. Comprenant un peu mieux l’image et la perception qu’ont les étrangers du Canada, elle désire utiliser ses connaissances et son expérience pour venir en aide aux entreprises d’ici, qui ont pour objectif d’élargir leur horizons et de se développer internationalement.

Avec des expériences antérieures dans le domaine des cosmétiques locaux, elle s’est maintenant tournée vers l’industrie de la mode québécoise, plus principalement celle des chaussures, pour faire rayonner le Québec à l’étranger.

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