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Publié le 28 avril 2021
Par Ariane Blondin

Blogue

La viande et les changements climatiques : pourquoi réduire sa consommation?

Communauté - Consommation responsable/durable

Si l’environnement vous tient à cœur, vous avez probablement déjà entendu parler des principales causes des changements climatiques : les gaz à effet de serre, le plastique dans les océans, la déforestation, l’accumulation de déchets et j’en passe. Mais saviez-vous que la production et la consommation de viande ont aussi une large part de responsabilité dans les effets qui contribuent aux changements climatiques sur la planète? 

Sans nécessairement adopter la diète végane, il est quand même possible d’atténuer les effets des changements climatiques en faisant le choix de réduire sa consommation de viande.

Pollution de l’air et de l’eau

La viande et les changements climatiques : pourquoi réduire sa consommation?

On attribue à l’agriculture animale jusqu’à 51 % des émissions globales de gaz à effets de serre, incluant plus de 9 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2), 35 à 40 % des émissions de méthane et 65 % des émissions de protoxyde d’azote (N2O). Ces gaz ont généralement pour effet de réchauffer la planète en coinçant la chaleur dans l’atmosphère. Ils contribuent ainsi à la pollution de l’air et au smog, qui peuvent quant à eux entraîner des problèmes de santé, particulièrement au niveau de la respiration. Pire encore, le méthane (un gaz produit par les flatulences de vaches, et ça, il y en a beaucoup) a un pouvoir réchauffant 100 fois plus puissant que le CO2, alors que le N2O est 300 fois plus puissant

Les flatulences de vaches sont une chose, mais qu’en est-il de leurs excréments? Il faut bien que ça aille quelque part… et malheureusement, la bouse de vache n’est pas traitée chimiquement comme celle des humains. On en dispose de plusieurs façons et une grande partie aboutit dans l’océan, qui comporte maintenant plus de 150 000 kilomètres carrés de « zones mortes » où rien ne survit

Grosso modo, élever des animaux, ça contamine l’air et l’eau de façon assez importante. Et les plus grands coupables sont les producteurs de viande bovine et de lait.

Consommation d’eau potable

La viande et les changements climatiques : pourquoi réduire sa consommation?

D’autre part, l’élevage demande une quantité énorme d’eau. Alors que la population humaine consomme environ 19,7 billions de litres d’eau par jour, les vaches à elles seules en consomment plus de 170 billions. Dur à digérer, surtout si on considère que plus de 10 % de la population planétaire n’a pas accès à de l’eau potable. C’est même le cas de plusieurs communautés situées au Canada. De plus, la production de viande animale requiert jusqu’à 26 fois plus d’eau que la production de soya.

Si on considère que la production d’une livre de bœuf nécessite 9 500 litres d’eau, la capacité de réduction de sa consommation d’eau grimpe dramatiquement au fur et à mesure que l’on fait des choix conscients pour diminuer notre consommation de viande. 

Déforestation et destruction des habitats

La viande et les changements climatiques : pourquoi réduire sa consommation?

L’élevage animal est aussi responsable de 91 % de la destruction de la forêt amazonienne, ce qui a un impact direct sur sa capacité d’absorber le CO2 se trouvant dans l’atmosphère, détruit les habitats de la faune qui s’y trouvent et déstabilise les communautés qui y habitent. D’ailleurs, l’espace dédié à l’agriculture de bétail occupe 45 % de l’espace habitable de la Terre. Dans ces circonstances, il n’est pas surprenant qu’autant d’espèces soient menacées sur la planète.

Les océans ne sont pas épargnés : la stratégie de pêche est généralement d’y aller à l’aveuglette, avec des filets géants, et a pour résultat d’attraper bien plus que seulement les poissons qui aboutiront dans notre assiette. Chaque année, plus de 650 000 baleines, dauphins et phoques, ainsi que plus de 50 millions de requins deviennent des victimes de la pêche commerciale, appelées « prises accessoires » Certains experts estiment qu’on se dirige tout droit vers un océan complètement dépourvu de poissons d’ici 2048.

Crise alimentaire mondiale

La viande et les changements climatiques : pourquoi réduire sa consommation?

crédit: Unsplash

La population mondiale est en pleine croissance et pourrait atteindre les dix milliards d’habitants d’ici 2060. En parallèle, la demande mondiale de viande a quadruplé dans les 50 dernières années, passant de 75 millions de tonnes à plus de 300 millions. À ce rythme, les éleveurs ne seront bientôt plus en mesure de fournir assez de viande pour répondre à la demande. 

En fait, la crise alimentaire déjà en cours dans certains pays s’aggravera en accéléré. L’espace utilisé pour l’agriculture est largement occupé par l’industrie du bétail, qui a besoin de beaucoup plus d’espace pour produire une plus petite quantité de nourriture que d’autres types de cultures. Par exemple, on a besoin de six à 17 fois plus d’espace pour produire une livre de protéine animale qu’une livre de protéine de soya. De plus, la moitié des céréales et des légumineuses cultivées dans le monde servent à nourrir des animaux d’élevage, plutôt que des humains.

Si on veut nourrir la population de façon durable, il faudra éventuellement faire face à la musique et changer nos habitudes alimentaires.

Effets sur la santé

La viande et les changements climatiques : pourquoi réduire sa consommation?

L’agriculture animale a de nombreux effets sur les changements climatiques, mais la consommation de viande peut aussi avoir des effets néfastes sur la santé, tels que l’augmentation du risque de problèmes cardiaques et de cancers.

Au contraire, les diètes à base de plantes ont de nombreux bienfaits, dont l’amélioration de l’haleine, des odeurs corporelles, de la peau, des allergies, du syndrome prémenstruel, des migraines, de l’humeur, du niveau d’énergie et de la libido.

Comment réduire sa consommation de viande

La viande et les changements climatiques : pourquoi réduire sa consommation?

La production et la consommation de viande ne sont qu’une composante parmi plusieurs qui contribuent aux changements climatiques. On ne réglera certainement pas tous nos problèmes en cessant d’en manger, mais réduire sa consommation est au moins un pas dans la bonne direction.

Comme il s’agit d’un changement d’habitudes et de comportements, il n’existe pas de stratégie unique qui convient à tous. Cela dit, voici quelques idées qui pourraient vous inspirer :

  • Faites vos recherches ou consultez un professionnel : comme pour n’importe quelle diète, il est important de préserver une balance et de s’assurer d’ingérer tous les nutriments et protéines essentiels pour garder un corps en santé.
  • Trouvez des substituts : il existe d’innombrables livres, sites Web, blogues, comptes de médias sociaux et autres où vous pourrez trouver des idées de recettes, et surtout, des suggestions de substituts de produits d’animaux pour cuisiner des plats délicieux.
  • Lancez-vous un défi et invitez vos familles et amis à y participer : plusieurs mouvements populaires, tels que le Veganuary (janvier végane) ou le lundi sans viande montent en popularité. Il s’agit de défis qui ont une durée limitée et peuvent ainsi vous aider à intégrer des recettes sans viande à votre alimentation.

 

Peu importe ce que vous choisissez de faire, allez-y à votre rythme. Vous aimeriez diminuer votre consommation de viande, mais vous éprouvez des difficultés? Ne vous découragez pas; tentez de voir cette expérience comme un continuum, et non pas comme un test à passer ou à échouer. Commencer, arrêter, prendre des pauses… il n’y a pas de bonne ou de mauvaise stratégie. Déterminez ce qui fonctionne pour vous, sans jugement. Après tout, la perfection n’existe pas et ce sera bien plus facile si vous y prenez plaisir.

 

Ariane Blondin

 

 

 

Révisé par Rédaction MF

 

Sources:
Anderson, K. et Kuhn, K. (Réalisateurs). (26 juin 2014). Cowspiracy: The Sustainability Secret [Documentaire]. Appian Way. www.cowspiracy.com
Blank, D. (22 mars 2020). Around 10% of the world population can’t get clean water. Here’s how you can help on World Water Day. CNN. www.cnn.com/2020/03/22/world/world-water-day-03-22-2020-iyw-trnd/index.html
 Glick, D. The Big Thaw. National Geographic. www.nationalgeographic.com/environment/article/big-thaw
Juneau, M. (2 avril 2020). Les risques potentiels pour la santé de la consommation des viandes rouges. Observatoire de la prévention, Institut de cardiologie de Montréal. observatoireprevention.org/2017/11/28/risques-potentiels-sante-de-consommation-viandes-rouges
Lever les avis concernant la qualité de l’eau potable à long terme. Gouvernement du Canada. www.sac-isc.gc.ca/fra/1506514143353/1533317130660
Plant-Based Diets. Nutrition Facts. nutritionfacts.org/topics/plant-based-diets
Pourquoi la consommation (excessive) de viande est-elle mauvaise pour le climat? Futura planète. www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-consommation-excessive-viande-elle-mauvaise-climat-918/
Reijnders, L. et Soret. S. (2003). Quantification of the environmental impact of different dietary protein choices. The American Journal of Clinical Nutrition. environmentalnutrition.org/wp-content/uploads/2015/05/Am-J-Clin-Nutr-2003-Reijnders-664S-8S.pdf
Roser, M. (novembre 2019). Future Population Growth. Our World in Data. ourworldindata.org/future-population-growth
Shields, A. (9 août 2019). Manger moins de viande pour lutter contre les changements climatiques? Le Devoir. www.ledevoir.com/societe/environnement/538760/la-lutte-contre-les-changements-climatiques-passe-par-une-reduction-de-la-consommation-de-viande
Smith, Z., Gilroy, M., Eisenson, M., Schnettler, E. et Stefanski, S. (janvier 2014). Net Loss: The Killing of Marine Mammals in Foreign Fisheries. www.nrdc.org/sites/default/files/mammals-foreign-fisheries-report.pdf
The Humane Society of the United States. Greenhouse Gas Emissions from Animal Agriculture. www.humanesociety.org/sites/default/files/archive/assets/pdfs/farm/hsus-fact-sheet-greenhouse-gas-emissions-from-animal-agriculture.pdf
Ariane Blondin

Collaboratrice au blogue

Originaire de la région de l’Outaouais, Ariane a une passion pour la lecture et l’écriture, et tente d’adopter un mode de vie respectueux de l’environnement, autant naturel qu’humain. Détentrice d’une maîtrise en communications, elle est avide de choses nouvelles, qui lui permettent d’aller à la découverte du monde qui l’entoure. Elle a un faible pour les petits recoins de monde qui ne sont pas des destinations primées par les voyageurs, les petites boutiques de quartiers peu fréquentés, et les produits faits main, uniques.

Elle aime contribuer à la réalisation des rêves des autres en faisant la promotion non-officielle de ses trouvailles (comprendre : « gosser » ses amis et sa famille) et l’achat de produits locaux.

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