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Publié le 8 mars 2017
Par Éveline Thibault-Lanctôt

Blogue

Ce que femme veut : l’entrepreneuriat

Communauté - Tranche de vie

En 2017, les femmes ont le choix de leur carrière. Non sans jugement, elles peuvent choisir le mode de vie qui leur convient le mieux. Rester à la maison, travailler, et même, démarrer leur propre entreprise. Nous nous sommes questionnées entre collaboratrices de Signé Local sur les raisons et les conséquences de cette réalité. Les réponses étaient assez unanimes.

Les constats des collaboratrices

1. Le congé de maternité et la flexibilité d’horaire

Beaucoup de femmes profitent du congé de maternité pour se remettre en question. Pour ma part, ne plus courir, ne plus me presser et par le fait même presser mes enfants; leur faire subir la course « métro, boulot, dodo ». Mon deuxième congé de maternité a été une vraie révélation : être « obligée » d’envoyer ma fille de huit mois à la garderie à temps plein (merci au gouvernement) m’a complètement bouleversée. Était-ce ce que je voulais vraiment? Non.

Geneviève G., Maud et Annie P. croient aussi que la conciliation travail/famille est une des raisons de se lancer en affaires : la nécessité d’un horaire flexible. Le besoin de flexibilité de l’horaire est d’ailleurs très présent chez les milléniaux. Fini les horaires de 9 à 5 qui « restreignent la liberté et la créativité », mentionne Vanessa.

Crédit photo : Natis

2. L’accomplissement et la liberté

Pour Mia, fondatrice de BOB, c’était l’occasion de « s’épanouir autant personnellement que professionnellement à travers un projet qui reflète autant ses valeurs, ses passions ». Vanessa, cofondatrice de Signé Local, pense la même chose et ajoute le désir « de créer son propre emploi, de bouger, de rencontrer du monde inspirant et surtout, d’être libre ».

De la même façon, notre réviseure linguistique, Marie-Eve, souhaitait « pouvoir consacrer plus de temps à [ses] projets artistiques et pouvoir choisir des clients qui ont les mêmes valeurs et objectifs qu’[elle] ». Enfin, Maud, réviseure linguistique, parle aussi du besoin d’autonomie et de se dépasser en travaillant sur plusieurs fronts. En se lançant en affaires, elle cherchait à se surprendre en allant au-delà de ses limites.

 

Crédit photo : Laurane Cambacérès, fondatrice de Chez Laurette

Les conseils des collaboratrices

3. Lâcher prise et s’entourer

Un conseil qui revient souvent est de lâcher prise : le syndrome de la « superfemme » est encore bien présent dans la société. Annie-Claude le constate : « C’est difficile parfois de combattre sur tous les fronts : famille, amis, travail, etc. » Selon elle, « il faut qu’elles acceptent sans culpabilité qu’elles ne peuvent pas tout mener seules […] ». Mia conseille aussi de lâcher prise : « Apprendre à accepter de faire des erreurs, à se respecter, à respecter ses limites. »

Marie-Eve croit aussi qu’il est primordial d’apprendre « à bien s’entourer ou à aller chercher de l’aide (et de ne pas le voir comme un échec) ». Pour s’aider, Annie P. conseille aux femmes « [d’]être présente dans les communautés de femmes et de blogtrepreneures, qui sont d’excellentes sources de motivation ». Elle croit aussi en l’utilité d’un bon mentor, un coach ou un motivateur externe.

 

 

Crédit photo : Marie-Anne Miljours, fondatrice de Matu

Les souhaits des collaboratrices

4. Prendre sa place et oser

Avons-nous peur de prendre notre place? D’oser? Geneviève G., notre collaboratrice, travaille avec les 16-35 ans qui désirent se lancer en affaires (notamment à travers l’Effet A et l’événement Glambition) : « Ce que je souhaite aux femmes, c’est de franchir l’étape entre « je veux » et « je me lance ». Là est la différence entre les hommes et les femmes. »

Annie B., notre gestionnaire des réseaux sociaux souhaite aux femmes « de s’épanouir à travers leur(s) projet(s), de ne pas laisser les paroles blessantes les atteindre et de foncer! Don’t listen to the naysayers! ». Marie-Eve souligne l’importance « de vaincre le syndrome de l’imposteur [et] d’apprendre à dire non sans se sentir mal ».

 

5. Être inspirées et inspirer

Inspirer les autres est le gage de toute une nouvelle génération d’entrepreneures et entrepreneurs. Nos collaboratrices, Mia et Maud, pensent aussi qu’il est important d’avoir un « impact positif » et de « faire une différence ». Vanessa « souhaite que les entrepreneurs [hommes ou femmes] mettent leurs idées sur pied en pensant à ce qu’ils peuvent apporter de bon dans la société ».

Maud admire les femmes entrepreneures, car selon elle, « elles ont beaucoup de drive, en équilibre avec leur sensibilité. Ça leur permet souvent d’être à l’écoute de leur clientèle tout en respectant leurs limites. Elles sont prêtes à se remettre en question à tout moment afin de délivrer un meilleur produit ».

Crédit photo : Marilyne Cormier, fondatrice de Renard Jaune

Le mot de la fin

Les Daniele Henkel de ce monde ont pavé la voie aux générations futures de femmes entrepreneures. Nous les remercions. Je laisse le mot de la fin à la cofondatrice de Signé Local, Vanessa :

« Je veux qu’ils foncent et défoncent des portes, car il n’y a presque pas de rêves impossibles dans la vie! »

Couverture : Annie-Claude St-Jean, fondatrice de Dimanche matin

Éveline Thibault-Lanctôt

Collaboratrice au blogue

Hippie, geek et maman, Éveline est curieuse et touche-à-tout. En devenant maman, ce n’est pas seulement le mode de vie familiale qu’elle a embrassé mais aussi le mode de vie « signé local ». Anciennement montréalaise, c’est dans sa petite banlieue lanaudoise et grâce à « l’amour est dans le pré » que l’importance de l’achat local l’interpella : dans son paniers d’épicerie, sa bibliothèque et la garde-robe des ses enfants, le Québec est de plus en plus à l’honneur!
Enseignante, rédactrice et réviseure linguistique avec sa compagnie le scriptorium, la langue française est sa grande passion. À travers ce blogue, enfin, elle pourra commenter la scène locale et vous inspirer à farfouiller les recoins du Québec afin d’acheter le « fait au Québec ».

Une pensée sur “Ce que femme veut : l’entrepreneuriat”

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