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Publié le 15 novembre 2018
Par Anne-Marie Grondin

Blogue

94 Celsius: Barista, un style de vie

Au coeur de l'entreprise - Bouffe d'ici

Le 3 novembre dernier, 94 Celsius, un micro-torréfacteur de Montréal, a soufflé sa première bougie d’anniversaire. C’est un entrepreneur passionné, ouvert sur le monde, avec un code d’éthique exemplaire, que je découvre lors de notre appel téléphonique. Nous vous invitons à découvrir cette entreprise qui s’est propulsée parmi les grands torréfacteurs de luxe.

Combiner ses passions dans un projet d’affaires

Marc-Alexandre Emond-Boisjoly est le fondateur et le dirigeant unique de 94 Celsius. La fibre entrepreneuriale brûlait en lui depuis longtemps, mais il attendait de trouver l’idée qui le passionnerait jour après jour avant de faire le grand saut. Il a poursuivi des études en sciences avec un baccalauréat en biochimie et une maîtrise en pharmacologie. « C’est en voulant combiner ma passion pour les sciences à celle pour le voyage que l’idée s’est concrétisée », m’explique Marc-Alexandre en précisant que la torréfaction du café est un véritable art. La température de l’eau doit être calculée et l’environnement de culture examiné. Le fait de voyager dans les pays où se cultive le café permet de rencontrer les producteurs et de sélectionner les grains de café. De plus, Marc-Alexandre cultive un fort intérêt pour l’alimentation et la cuisine. Fonder sa propre entreprise apparaît alors naturel et 94 Celsius voit le jour en 2017.

Un lancement dans les grandes lignes

Pour dévoiler ses produits au grand public et lancer son entreprise, Marc-Alexandre vise le très réputé et sélectif salon souk @ sat du Grand Montréal qui se déroule vers la fin du mois de novembre depuis 2003. Grâce à cette présence et un achalandage de milliers de personnes, ses cafés prennent d’assaut Montréal et assurent un succès immédiat à l’entreprise. Cet événement lui ouvre les portes de plusieurs boutiques. Depuis, les produits 94 Celsius se dégustent dans plusieurs cafés et se vendent dans des épiceries fines de la région de Montréal. L’entreprise a un point de vente à Paris et continue de présenter ses cafés dans les salons et marchés régionaux (Québec, Toronto, Ottawa, Montréal, etc.). Grâce à son site web, quelques fois par mois, Marc-Alexandre envoie des produits aux États-Unis.

Ouvert sur la communauté

L’entrepreneur voulait développer un projet d’affaires centré sur la communauté, que ce soit sur le territoire qu’il occupe ou dans les pays d’origine de sa matière première. Il aspire à suivre l’exemple de différents modèles, dont celui des entrepreneurs de Loop qui utilisent les « fruits rejetés ». Beaucoup de gens l’épaulent depuis le début de son aventure et lui donnent le courage d’aller plus loin. « Ma créativité me permet de faire beaucoup avec peu de moyens et d’utiliser la force de mon réseau », mentionne Marc-Alexandre pour expliquer l’énergie qui l’habite. En plus de prendre du temps pour lui, « pour décontracter et relaxer », cet entrepreneur concilie sa vie personnelle et professionnelle un jour à la fois en se levant tôt. Il se voit comme « un reflet de ce que nous projetons dans la communauté, un moteur de changement. » Il apprend beaucoup sur l’approche client depuis un an, sur l’importance de s’impliquer dans son milieu et ainsi partager ses valeurs avec sa clientèle. Par la vente de ses produits, il permet à ses clients de consommer de façon plus responsable.

Projets et éthique d’entreprise

Un des produits intéressants de l’entreprise est sa collection de cafés de spécialités qui présente des femmes productrices provenant de différents pays. Il envisage d’en présenter une par trimestre et réussit malgré les difficultés. En effet, Marc-Alexandre doit contacter plusieurs gens du milieu et les questionner sur les femmes productrices actives sur le territoire en question. Puis, il prend contact avec elles et vérifie des échantillons de leurs produits. Lorsque tout s’aligne, il choisit une femme et un grain de café, il torréfie son café et ajoute un produit unique à la collection qui l’est tout autant. Bientôt, c’est quatre produits issus de la culture de quatre femmes que vous pourrez découvrir sur le site web de l’entreprise. Par cette reconnaissance envers ces femmes, Marc-Alexandre développe le côté éthique de son entreprise. Il remet une prime de qualité aux productrices, prime qui les aide à accéder à une meilleure qualité de vie et qui soutient la production du café à long terme. Par ses voyages, Marc-Alexandre a compris que le prix fixé par la bourse pour l’achat du café rend la survie des terres difficile à long terme. Les producteurs doivent convertir leur production afin d’acquérir une meilleure qualité de vie. Par le simple fait de payer plus, il assure la continuité de production, la qualité du grain sur une longue période et un revenu assuré à ses fournisseurs. 

Marc-Alexandre met actuellement en place un projet sur cinq ans qui permettra de soutenir une femme et sa culture, en plus de procéder à de la recherche et du développement sur un lot qu’il s’est procuré à Salvador. Ce projet concorde avec son rêve d’acheter un pied à terre en Colombie, y installer une maison et une ferme de production de café pour, un jour, faire pousser sa matière première, effectuer de la recherche et du développement en continu, et ensuite importer son café à Montréal afin de le torréfier. L’entrepreneur a plusieurs projets en tête, il suffit de le suivre dans ses projets pour voir jusqu’où il propulsera 94 Celsius.

 

Pour en découvrir plus sur l’entreprise, visitez sa fiche membre.

 

 

 

 

Révisé par Mélanie

Anne-Marie Grondin

Collaboratrice au blogue

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